L'Objet
1262-1137
|
|
logiciel, bases de données, réseaux
|
|
Publication abandonnée
|
| |
|
ARTICLE VOL 13/4 - 2007
- pp.7-8
|
Éditorial
La modélisation est au coeur de l’ingénierie. Que l’on construise des bâtiments,
des véhicules, des machines ou des logiciels, le modèle est le pivot de toute
réflexion. Plus ou moins formel, il permet tout d’abord d’expliciter la
compréhension qu’on a d’un domaine, puis il permet de décrire les solutions
envisagées. Depuis quelques années l’élaboration de modèle est systématique en
génie logiciel. Et après tout, un programme n’est-ce pas un modèle particulier ?
L’identification de cet outil pivot avec l’apparition de standards de fait comme UML
ont fait naître les besoins d’une nouvelle approche : l’ingénierie dirigée par les
modèles. Qu’est-ce qu’un (bon) modèle ? Comment exploiter un modèle ? Comment
comparer plusieurs modèles ? Comment passer d’un modèle à un autre ? sont
devenues des questions centrales du développement logiciel.
En introduisant le MDA (Model Driven Architecture), l’OMG (Object
Management Group) a posé les bases d’une ingénierie des modèles. Toutes les
approches déjà développées et formalisées conservent tout leur intérêt ; les
techniques de réécriture, de refactoring, les travaux sur les bases de données, les
interfaces, les langages peuvent être interprétés avec une vision plus unificatrice,
permettant l’intégration de nombreux autres « espaces technologiques ». Ce qui est
nouveau avec l’approche IDM, c’est que les langages ne se contentent plus de
décrire le produit à fabriquer, mais cherchent également à décrire le processus de
construction du produit à l’aide de langages de transformation.
Ce numéro a pour objectif de faire un point sur les avancées dans le domaine de
l’ingénierie dirigée par les modèles. Il s’articule autour de cinq articles qui reflètent
la diversité des thèmes traités et se termine par une synthèse d’un atelier des
journées IDM qui présente quelques pistes de recherches.
Le premier article, Contribution à la modélisation explicite des plates-formes
d’exécution pour l’IDM de Frédéric Thomas, Jérôme Delatour, Francois Terrier,
Matthias Brun et Sébastien Gérard s’appuie sur l’un des principes de base de
l’ingénierie des modèles introduite par l’OMG. Ce principe invite à séparer les
modèles métier des modèles de plate-forme. Ainsi une description indépendante des
plates-formes d’exécution peut servir de point de départ à des transformations vers des
plates-formes particulières. Cet article recense les travaux menés sur la modélisation
de plate-forme et propose un motif pour la description des plates-formes d’exécution. Il
vise à montrer la faisabilité et l’intérêt d’un métamodèle de plate-forme d’exécution.
Le deuxième article, Morphing de métamodèles de Cédric Dumoulin et Anne
Etien aborde le problème délicat de la multiplication des métamodèles et propose la
notion de morphe pour décrire des variations d’un métamodèle original. Ceci permet d’assouplir des contraintes pour les transformations et facilite la conception
des règles de transformation. Une expérimentation dans EMF illustre les
possibilités de l’approche.
L’article La contextualisation de modèles, une étape indispensable à un
développement dirigé par les modèles ?, de Pierre-André Caron, Mireille Blay-Fornarino
et Xavier Le Pallec applique l’élaboration de modèles adaptés aux
métiers, indépendants des plates-formes, ainsi que leur transformation en modèles
dépendants de plates-formes aux environnements informatiques pour
l’apprentissage humain (EIAH).
L’objectif de l’article Vers une approche à base de règles pour la composition de
modèles. Application au profil VUML de Adil Anwar, Sophie Ebersold, Bernard
Coulette, Mahmoud Nassar et Abdelaziz Kriouile est d’appliquer les principes de
l’ingénierie dirigée par les modèles pour automatiser la composition de plusieurs
modèles exprimant des points de vue complémentaires. L’article illustre la
démarche sur un système de gestion de dossiers médicaux partagés.
Dans Automatisation d’un processus de conception par transformations de
modèles Eveline Kaboré et Antoine Beugnard définissent un ensemble de
métamodèles, de modèles et de transformations qui permettent de décrire des choix
de conception pour des composants répartis. Ces modèles sont ensuite utilisés pour
construire automatiquement des implantations de composants qui possèdent des
propriétés non fonctionnelles différentes selon les choix de conception.
Enfin, SéMo’07. Premier atelier sur la Sémantique des modèles, de Benoît
Combemale, Xavier Crégut, Marc Pantel et Pierre Michel est une synthèse de
l’atelier éponyme qui aborde un sujet qui devrait ouvrir de nombreuses perspectives
de recherche : la sémantique des modèles.
Nous tenons à remercier les membres du comité de lecture pour leur aide
précieuse lors de la phase de sélection, ainsi que tous les auteurs ayant soumis un
article pour ce numéro thématique.
A.BEUGNARD
Français
|
| PRIX |
|
|
|
ACCÉDER A L'ARTICLE COMPLET
(76 Ko)
|
|